📅 Du 13 au 16 octobre 2026
📍 Palais des Congrès – Porte Maillot, Paris
L’association Polykystose France était représentée au 11ᵉ congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), organisé à Paris du 13 au 16 octobre 2026.
Nous adressons nos sincères remerciements à Florence Contré-Romuald, Béatrice M’Bark, Sylvie Coscoy et Laure Compagnone, qui ont représenté notre association à cette occasion.
🔬 Un programme scientifique riche autour des maladies rénales
Le programme de ce congrès réunissait les dernières avancées en recherche clinique et translationnelle, ainsi que les stratégies de prévention, de dépistage et de traitement des maladies rénales.
Les participants ont pu assister à de nombreux rendez-vous scientifiques :
- 🎤 Des conférences plénières
- 🧬 Des symposia
- 💡 Des mini-conférences
- 📚 Des communications libres
Ces échanges contribuent à faire progresser les connaissances et à nourrir la réflexion autour de la prise en charge des maladies rénales.
Voici le compte rendu de la conférence plénière : La xénotransplantation en 2026 : élaboré par Florence Contré-Romuald que nous remercions très chaleureusement
La xénotransplantation en 2026 : la fascinante promesse de la greffe d’organes animaux
CONGRES SFNDT PARIS
13 au 16 octobre 2026
Palais des Congrès
La fascinante promesse de la xénotransplantation
La xénotransplantation anime les esprits scientifiques depuis longtemps puisque déjà en 1902 une première transplantation était tentée entre un organe de mouton et celui d’une chèvre, initiant de longues et extraordinaires recherches. Plus de 120 ans d’importantes avancées du génie génétique jusqu’à aujourd’hui où le geste de la transplantation d’organes humains est de mieux en mieux maîtrisé pour des résultats de plus en plus durables, la greffe d’organes d’animaux, en particulier le porc (le plus proche de l’Homme génétiquement), devient le dernier recours possible pour sauver les vies.
Les changements sociétaux de ces dernières années où le don de tissus et d’organes est en net recul, le recours à l’animal ouvre un incroyable champ des possibles qui concentre tous les esprits pour accélérer les processus. Cette ouverture prudente est facilitée par un acquis de principe plutôt favorable de la part de la population qui exerce assez peu de frein à cette pratique (60 à 77% d’acceptation, contre moins de 9% de refus catégorique) ; le public est plus proche que ce que l’on croit à cette idée d’apport d’organes animaux.
L’encadrement de ces nouvelles pratiques est très strict et sous recommandations de l’Académie de Médecine qui en définit le cadre éthique, sous conditions de bonnes pratiques.
Jusqu’à la fin du XXème siècle, il existait une grande réserve quant à la xénotransplantation compte tenu de nombreuses questions éthiques, celles relatives au consentement des patients, mais aussi le concept de sauver l’humain par une espèce animale dont l’approbation est évidente,. Le sentiment de « bestialisation » de l’humain a longtemps été un frein. Le rapport au vivant avec l’utilisation de l’animal comme une chose ou comme matériel de rechange, façonner l’animal, le modifier génétiquement pour servir d’instrument, devait s’affranchir… le principe est donc acquis alors même que 3,5 millions de porcs sont tués chaque jour pour alimenter les populations.
Jusqu’en 2024, les tentatives de greffe étaient réalisées à partir de patients en mort encéphalique. Depuis 2025, en France, la survie des greffons est passée à 60 heures représentant un fort succès scientifique. Il n’existe pas de standardisation de la xénogreffe.
Le marché des organes porcins est entre les mains de grandes entreprises privées américaines et chinoises qui sont en concurrence. La France organise des partenariats avec les USA. Les enjeux financiers sont très importants bien sûr. En 2024, trois xénogreffes rénales ont été effectuées aux USA, trois autres en 2025 et une en Chine. En 2026, la Chine a tenté une xénogreffe de poumon. Il semble que l’on soit parvenu à une survie de un an des xénotransplantations. L’immunosuppression est très lourde. Les 6 xénogreffés des USA sont chez eux.
Au nombre de 6 aux USA, 6 en Chine et 4 en France, les fermes pharmaceutiques isolées et hyper aseptisées élèvent les cochons génétiquement modifiés et clonés.
Florence Contré-Romuald
PKD France, 18 Octobre 2026